Comme chaque année, le gouvernement publie son projet de loi de finance permettant d’orienter le budget de l’état pour l’année à venir. Ce projet est attendu de tous, et particulièrement en ce qui concerne la politique du logement. Que nous a réservé le cru 2018 ?

Prêt à taux zéro : Des restrictions apparaissent

Le PTZ concernait jusque là l’ensemble du territoire. La géolocalisation est désormais restreinte de la manière suivante :

Dans le neuf

Les zones A, A bis et B1 voient le PTZ maintenu pendant au moins 4 ans.

La zone B2 se voit reconduire le dispositif, mais avec des montants de PTZ plus faibles et pour une durée de 1 an seulement.

La zone C est désormais exclue du dispositif.

Le gouvernement favorise clairement les grandes agglomérations pour le PTZ dans le neuf.

Dans l’ancien

Les zones A, A bis et B1 sont désormais exclues du dispositif.

Les zones B2 et C est maintenue.

Le gouvernement favorise une politique d’amélioration de l’habitat dans les bourgs des petites communes françaises.

Qu’importe votre localité, si vous envisagez un projet avec PTZ actuellement (novembre), prévoyez de devoir probablement le décaler à l’an prochain. En effet, chaque fin d’année, les banques sont débordées de demandes et ferment rapidement les vannes.

 

Loi Pinel : Un zonage plus restreint

Les zones A, A bis et B1 voient le dispositif PINEL (réduction d’impôts pendant 6, 9 ou 12 ans en investissant dans un logement neuf à vocation de location à des foyers respectant un certain plafond de revenu) maintenu pendant au moins 4 ans.

La zone B2 se voit reconduire le dispositif, mais pour une durée de 1 an seulement.

 

Location meublée : Augmentation du seuil du micro-bic

Les loueurs meublés non professionnels (LMNP) ayant opté pour le régime fiscal micro-bic bénéficient d’une mesure fiscale étant initialement créée pour les micro-entrepreneurs : Le relèvement de leur plafond de revenus.

Les locations meublées « classiques » voient leurs plafonds maximums de revenus passer de 33 200 € par an à 70 000 €.

Les locations meublées saisonnières voient leurs plafonds maximums de revenus  passer de 82 800 € à 170 000 € par an.

 

Enfin, ce projet de loi de finance a permis également de confirmer l’engagement de l’état de réduire de 80% le nombre de foyer touché par la taxe d’habitation, de créer un bail mobilité permettant l’amélioration de l’accès au logement pour les locataires, la transformation du crédit d’impôt en prime pour obtenir l’aide de l’état plus rapidement, la baisse des impôts sur la vente des terrains ou encore la réforme des aides au logement.